Sert-on des quenelles au Cosmopolis ?

Ce billet n’est pas un appel au boycott, mais a simplement comme but de faire passer une information que beaucoup semblent ignorer.

Il s’est en effet ouvert sur le quartier Saint-Michel, il y a un peu plus d’un an, un restaurant dans lequel je n’ai jamais eu l’occasion d’aller, mais dont j’ai souvent eu de bons retours. Outre servir à manger, ce restaurant organise également des spectacles, concerts et d’occasionnelles conférences.

Il est également le seul lieu de dépôt à Bordeaux où l’on peut trouver le journal Poil à Gratter dont je vous ai déjà parlé sur ce blog. Et c’est ce petit détail qui m’a mis la puce à l’oreille et m’a amené à m’intéresser aux tenanciers, deux jolis spécimens ésotérico-soraliens.

cosmosoral

 

Les tauliers.

Arnaud (ou Arno) Castellon possède un joli profil (semi-public) Facebook où il poste des infos et vidéos provenant de sites conspirationnistes et complotistes (ReOpen911, Agoravox), de droite (Voix de la Russie) et d’extrême-droite (Comité Valmy, Breizh-info, KontreKulture), ainsi que les confusionnistes Chouard et Asselineau.
On retrouve bien sûr ces deux derniers dans sa liste de « j’aime », au milieu de Dieudonné, son pote le dessinateur antisémite Zeon et autres pages de « quenelliers », les gauchistes de droite d’Agence Info Libre, La Dissidence, Kemi Seba, MetaTV, Farida Belghoul et sa Journée de Retrait de l’Ecole pour les plus connus. Arnaud a aussi apparemment beaucoup aimé Comprendre l’empire de Soral.
Aucune surprise donc de retrouver dans sa liste d’amis Cyril Tk et Julien Thomas, respectivement membre et responsable d’Egalité & Réconciliation Aquitaine.

L’autre tenancière, Isa Brenet, est plus discrète et se limite à poster de-ci de-là un peu d’Asselineau ou une touche d’Agoravox, et de liker discrètement les pages de Thierry Meyssan, KontreKulture ou les méga-conspis de Vaccin à la désinformation.

 

Les clients.

Au final, chacun peut bien faire ce qui lui plaît et continuer à fréquenter ce restaurant, qu’il partage ou non les positionnements craignos des propriétaires du lieu – j’ai moi-même, comme de nombreux bordelais, fréquenté le Jimmy pendant des années tout en sachant que le patron était une balance de la police. Mais je pense ici surtout à certaines personnes de mon entourage, plus ou moins proches, qui tomberaient (ou tomberont) des nues en apprenant qu’ils et elles trinquent chez des défenseurs de la « théorie du genre »…

Et voir l’Université Populaire de Bordeaux organiser une conférence sur le féminisme chez des soraliens, ça me fait quand même un peu beaucoup bizarre…