Pourquoi je rejoins antifa-net

CNT-FAI

Je paraphrase allègrement mon désormais voisin de blog El portaplumas pour donner un titre à ce post qui inaugure l’arrivée de Bordeaux Bordel sur antifa-net.

Bordeaux Bordel serait donc antifa ?
J’avoue que lorsque la proposition m’a été faite d’héberger mon blog sur cette plateforme, je me suis posé plusieurs questions.

Déjà, je n’ai jamais clairement énoncé la tendance (fortement !) libertaire de ce blog. Voilà donc qui est fait. Après tout, étant moi-même conquis depuis longtemps à l’idéal anarchiste, je ne peux qu’admettre que mes « écrits » le sont de fait.
Il me semble primordial, quand j’attaque autant la gauche que la droite, de me situer politiquement pour éviter toute méprise et d’entretenir un confusionnisme que les conspis et la droite radicale et extrême (certains FDG aussi me souffle-t-on…) utilisent à outrance pour « recruter ». Autant éviter d’être assimilé à ceux que l’on combat.

Autre question : suis-je antifa ? Antifa je ne sais pas, antifasciste oui pour sûr ! Se déclarer anarchiste implique, selon moi, de lutter contre tous les privilèges, toutes les oppressions et toutes les formes d’esclavage. Le salariat, le racisme, la xénophobie, l’homophobie, la transphobie, le sexisme, le mariage et je dois en oublier un paquet d’autres, sont des formes d’exploitations et d’oppressions à combattre. Lutter contre la hiérarchie est avant tout lutter contre celle des luttes.

Je me suis également demandé s’il était cohérent d’héberger sur un site « national » un blog centré sur la ville de Bordeaux et la communauté urbaine. Question vite réglée : lutter ou agir d’un point de vue internationaliste, c’est avant tout lutter et agir localement. Et s’il y a déjà ici un libertaire bisontin, pourquoi pas un libertaire bordelais ?

Au final, choisir de rejoindre antifa-net va peut-être me faire perdre des lecteurs effrayés par l’image fausse et sulfureuse que donnent les médias des antifas.
Mais tant pis, je prends ce risque, parce que je pense que s’affirmer politiquement est le seul moyen de gagner des gens à nos idées. Sont-ils même une poignée.