Pegida à Libourne.

On peut faire confiance aux fachos pour faire feu de tout bois quand il s’agit de dénoncer un bouc émissaire – l’homosexuel, le juif, l’arabe, etc. – comme cause de tous les maux. La dernière initiative en date n’est pas, étonnamment, franco française – car on a pu voir ces dernières années à quel point les initiatives réactionnaires ont fleuri chez nous – mais nous vient d’Allemagne.

PEGIDA, acronyme allemand de Patriotes Européens Contre l’Islamisation de l’Occident, est un mouvement que commencent à récupérer nos islamophobes franchouillards. Pas sûr que cela prenne autant que chez leurs homologue teutons, la page Pegida France ne comportant que des photos allemandes. Il faut dire que le  créneau a déjà été investi par Renaud Camus et le Bloc Identitaire et leur délire du « grand remplacement ». Mais ce mouvement a fait ressortir de son trou une vieille connaissance locale.

Christine Waneukem, officiant désormais sous le pseudonyme de Louise Marie Michel (sic) sur Facebook, est celle qui avait monté en boucle l’affaire pour laquelle les cinq militants du DAL ont récemment été condamnés. Certes, elle n’était pas pour autant restée sans rien faire depuis ces quelques années, appelant à pendre, brûler, fusiller toute personne qui ne serait ni blanche ni catholique, et qui, en plus, oserait se prononcer contre son chouchou Zemmour :

louise2

Mais avec Pegida, Christine montre sa volonté d’aller faire un tour ailleurs que devant son écran d’ordinateur. Après avoir créé la page Facebook Pegida Aquitaine, elle compte donc organiser un premier rassemblement le 5 janvier à Libourne.

louise1

PegidaSO

Franchement Christine, avec tous ces véhicules fous qui foncent dans la foule ces derniers temps, organiser un rassemblement sur une place publique, est-ce vraiment une bonne idée ?…


addendum du 6 janvier 2015 :
Ce premier essai de rassemblement des islamophobes du sud-ouest fut donc un flop monumental puisque Waneukem s’est retrouvée toute seule. En attendant « qu’ils viennent m’égorger chez moi », je vous laisse apprécier sa prose fleurie :

pegida